• Contrat signé avec : 
    Institut du Cancer de Montpellier,  France

  • Investigateur principal  :
    Marc Ychou

Quantification de hPG80 dans le sang des patients atteints de polypes adénomateux et hyperplasiques et de cancer colorectal de stade précoce

Dernière mise à jour: 3 août 2020

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Contexte scientifique 

La biopsie liquide deviendra la nouvelle norme pour le diagnostic des tumeurs et le suivi des traitements (Bardelli et al, Cancer Cell, 2017).

 

Le test de détection de hPG80 dans le plasma s'inscrit dans ce cadre. ECS-Progastrin a mis au point un test ELISA en sandwich, qui est fiable, simple, robuste, peu coûteux et utilisé dans presque tous les laboratoires et hôpitaux du monde entier.

Grâce à notre test ELISA, nous avons déjà démontré la présence de hPG80 sur une première cohorte de patients atteints de cancer colorectal, principalement des patients aux stades avancés (plus de 150 patients aux stades 3 et 4) et certains aux stades précoces (20 patients aux stades 1 et 2).

 

Quel que soit le stade, hPG80 est détectée avec une très bonne sensibilité.

 

De même, nous avons montré la présence de hPG80 dans le sang de 58 patients atteints de polypes adénomateux, avec une très bonne sensibilité.

 

En ce qui concerne les polypes hyperplasiques, nous n'avons pu analyser la présence de hPG80 que dans un nombre limité de cas (n = 10). hPG80 n'a été détectée chez aucun de ces patients.

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hPG80, le nouveau biomarqueur sanguin

Condition non-pathologique

hPG80 n'est pas détectée dans le sang de patients sains

Lorsque la progastrine est transformée en gastrine, c’est la gastrine qui est libérée par les cellules.

Lorsque la gastrine est produite par les cellules G de l'antre de l'estomac, elle joue son rôle pour contrôler les sécrétions acides pendant la digestion.

Condition pathologique

hPG80 est détectée dans le sang des patients atteints de cancer

Lorsque la progastrine n'est pas maturée en gastrine, elle est libérée des cellules en tant que telle et nommée hPG80.

 

Cela n'arrive que dans les cellules tumorales, quelle que soit la cellule tumorale : la progastrine devient une protéine circulante, hPG80, qui peut être détectée dans le sang des patients atteints de cancer.

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Objectifs

Démontrer la présence ou l'absence de hPG80 dans le sang des patients atteints de polypes adénomateux ou de cancer colorectal précoce et établir la précision discriminante de hPG80 comme biomarqueur de ces pathologies.

 

Corréler les niveaux de hPG80 avec le stade du cancer.

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Patients

Des échantillons de patients atteints de cancer ont été obtenus du SIRIC (Montpellier, FRANCE). 

Les analyses ont été effectuées dans les installations d'Eurobiodev (Montpellier, FRANCE).

Cette étude rétrospective a été approuvée par le conseil scientifique de l'Institut du cancer de Montpellier (ICM-CORT). 

Date et numéro d'approbation : 13/11/2017 (ICM-CORT-2017-23) 96 patients ont été inclus dans l'étude.

 

Des échantillons de donneurs de sang sains ont été obtenus auprès de l'Agence française du sang (EFS, Montpellier, FRANCE).

Les analyses ont été effectuées dans les locaux d'Eurobiodev (Montpellier, FRANCE).

Date et numéro d'approbation : 17/07/2017 (21PLER2017-0019) 80 donneurs sains, non à jeun ont été inclus dans l'étude.

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Résultats

La présence de hPG80 dans les stades précoces du cancer colorectal a été confirmée. 

 

Les niveaux médians de hPG80 chez les patients atteints de CCR à un stade précoce étaient significativement plus élevés que ceux des donneurs de sang sains (p< 0,0001) (Figure 1). 

 

La concentration médiane de hPG80 était de 0,23 pM (IQR 0,00-0,80 pM) dans la population témoin, contre 2,315 pM (IQR 0,64-3,69 pM), 2,26 pM (IQR 0,70-9,60 pM), et 5,46 pM (IQR 1,67-9,945 pM) chez les patients présentant des lésions prénéoplasiques, stade 1 du CCR ou stade 2 du CCR, respectivement (Figure 1).

 

On observe une augmentation significative des taux sanguins de hPG80 des polypes adénomateux au cancer colorectal de stade 2.

Figure 1. 

 

Comparaison des concentrations de hPG80 entre les donneurs de sang sains (n=80) et les patients atteints de cancers, de lésions prénéoplasiques (n=24), de CCR de stade 1 (n=23), de CCR de stade 2 (n=49).

 

Représentation dans la boîte à moustaches (2,5-97,5 percentile, les points sont des valeurs aberrantes).

 

Test de Mann-Whitney bilatéral ; ***, p< 0,001 ; *, p< 0,05.

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La précision diagnostique discriminante des taux de hPG80 a été estimée à l'aide des courbes des caractéristiques opérationnelles du récepteur (ROC) chez les patients présentant des lésions prénéoplasiques, les patients atteints d'un CCR de stade 1 ou les patients atteints d'un CCR de stade 2, par rapport à la cohorte témoin de donneurs de sang sains.

 

La précision diagnostique discriminante estimée par l'ASC du ROC était de 0,80 (IC à 95 % : 0,69 à 0,91) pour les patients présentant des lésions prénéoplasiques ; de 0,825 (IC à 95 % : 0,72 à 0,93) pour les patients atteints d'un CCR de stade 1 ; et de 0,89 (IC à 95 % : 0,82 à 0,95) pour les patients atteints d'un CCR de stade 2, par rapport au groupe témoin de donneurs de sang (figures 2, 3 et 4).

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Conclusion

hPG80 est détectée avec une très bonne précision dans le sang des patients atteints d'un polype adénomateux ou d'un cancer colorectal de stade 1 ou 2.